À tort ou à raison



Quand l’économie va, tout va? Simon Gaivin, diplômé de l’UQAT, le 27 février 2012

L’Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord et le Nord-du-Québec vivent actuellement une période d’activité économique très intense avec la multiplication des projets dans le domaine minier et l’excitation entourant le Plan Nord. L’optimisme économique est le présage de quelques bonnes années encore, notamment pour ces régions. Un bas taux de chômage, des salaires à rendre jaloux le plus compétent des médecins de famille, des chercheurs d’emploi qui ont l’embarras du choix et qui se permettent de sélectionner leur employeur, une économie locale en pleine explosion, une augmentation significative de la valeur du marché immobilier. Tout va bien, donc!

Oui, enfin presque… La semaine dernière, j’ai été étonné de constater que les taux de décrochage scolaire avaient augmenté dans plusieurs régions du Québec, dont l’Abitibi-Témiscamingue. On entend aussi que de plus en plus de jeunes travaillent beaucoup d’heures durant leurs études « parce que la paie est bonne ». Si ce n’est pas que, même sans diplôme en poche, ils ont des emplois et, pour certains, avec de très, très bons salaires. C’est certain que, pour une personne qui n’a pas une passion pour les études, avoir l’occasion d’être autonome sur le marché du travail rapidement, c’est très attirant.

Je ne prétends pas pouvoir expliquer les causes du décrochage, mais le timing actuel envoie quand même un signal fort : pas besoin d’obtenir un diplôme pour bien gagner sa vie! À court terme, cette jeune main-d’œuvre, remplie d’énergie, de projets et de volonté, est une solution efficace pour les entreprises à la recherche de travailleurs non spécialisés. Mais considérant que notre économie est cyclique et qu’un jour ou l’autre, un ralentissement des activités forcera les entreprises à revoir leur besoin de main-d'œuvre non spécialisée à la baisse, j’espère que ces mêmes entreprises seront aussi énergiques pour préparer « l’après-emploi » de ces jeunes d’aujourd’hui qu’elles le sont actuellement pour combler leur besoin de main-d’œuvre.





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