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La civilisation maya ou les Mangeurs de maïs Luc Blanchette, diplômé de l'UQAT en gestion de projet, le 2 mai 2013

Il faudrait certes réécrire plusieurs livres d’histoire, puisque Christophe Colomb (CC) n’a pas vraiment découvert les Amériques en 1492. Premièrement, Christophe Colomb  n’est pas le premier Européen à avoir posé les pieds en Amérique, les Vikings venaient pêcher sur les bancs de Terre-Neuve 500 ans avant lui. Deuxièmement, ce n’était pas le premier humain non plus à découvrir les Amériques, puisque le territoire (Nord, central et Sud) était déjà occupé par approximativement 50 millions de personnes en 1500 après J-C. Depuis plusieurs millénaires, on trouve des traces des Inuits et des Algonquins au Québec ou encore des Aztèques et des Mayas au Mexique.

La civilisation maya est une ancienne civilisation connue pour ses avancées dans les domaines de l'écriture, de l'art, de l'architecture, de l'agriculture, des mathématiques, de l'astronomie et du jeu de balle. Elle occupait à l'époque précolombienne (avant Christophe Colomb) les territoires au sud du Mexique, au Belize, au Guatemala, au Honduras et au Salvador.

Les origines de la civilisation maya remontent à la préhistoire. La sédentarisation des populations est attestée par des villages sur les côtes de la mer des Caraïbes et de l'océan Pacifique. Des cités mayas telles que Copán, Tikal ou Palenque, connurent leur développement entre le VIe et le Xe siècle, avant d’être rapidement abandonnées ou refondées par les Espagnols peu après la conquête de l'Amérique par Colomb. Le monde ne savait presque rien des Mayas il y a deux cents ans. La forêt avait repris ses droits sur la plupart de leurs cités, les racines s’immisçant entre les blocs, la poussée végétale a fait exploser les bâtiments, réduisant souvent temples et palais en tas de pierres éparses. Peu après la conquête espagnole, les prêtres européens avaient brûlé la quasi-totalité des livres en écorce de figuier laissés par les Mayas, cherchant à éradiquer toute trace de culte païen parmi les Amérindiens. Heureusement, quatre manuscrits ont été retrouvés. Pour des raisons historiques, la connaissance et la compréhension de cette civilisation restent encore fragmentaires. Les épigraphistes mayas n'ont pas fini de déchiffrer l'ensemble des écritures mayas sculptées sur les monuments et les artefacts découverts sur les différents sites.

La cause du dépeuplement des puissantes cités mayas à l'aube du Xe reste méconnue. Des hypothèses sont avancées pour expliquer la chute brutale de la civilisation maya, mais les spécialistes ne s’entendent pas sur les causes. Guerres ou invasion, catastrophe naturelle, famine, religion prévoyant l’apocalypse,  trop de téquila (une plaisanterie) ou une combinaison de ces facteurs sont les théories avancées pour expliquer ce déclin. Cependant, une chose est sûre, cette chute ne fut pas violente : les ruines mayas ne sont pas des villes détruites, mais des cités abandonnées. On ne trouve pas de traces d'hécatombes, de charniers ou de fosses communes. Les récentes études privilégient la thèse d’une accumulation de facteurs défavorables qui auraient entraîné jusqu'à l'abandon des cités États. L’indépendance relative des cités mayas a d'ailleurs été un facteur facilitant de la conquête espagnole qui n'a pas eu à affronter un peuple présentant un front uni.

Les Mayas constituent encore aujourd’hui un groupe culturel d'Amérindiens de 6 millions d'individus. Certains sont assez intégrés dans les cultures modernes des pays dans lesquels ils résident, d'autres continuent à mener une vie plus traditionnelle. La civilisation Maya partage un patrimoine linguistique, culturel et identitaire distinct. Le mot Maya signifie maïs, cette céréale qui tient une place importante dans la vie quotidienne. Les Mayas se désignent eux-mêmes comme des « hommes de maïs ». La symbolique du serpent leur va bien, il s’agit d’ailleurs du même serpent que l’on retrouve dans le bec de l’aigle sur le drapeau mexicain.

La civilisation Maya a eu beaucoup d’influence sur les traditions québécoises. Pensez à notre met national, le pâté chinois, où l’on retrouve de la crème de maïs comme ingrédient essentiel. Le blé d’Inde est encore une imposture de Christophe Colomb qui se pensait aux Indes en accostant son bateau en Amérique !

Photo : Pyramide Maya de Chichén Itzá, une des 7 merveilles du monde moderne 





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